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Publié par Fred Desk

Dessin Jol & K

Dessin Jol & K

S3 E42

« Les mesures de prévention (confinement, gestes barrières, limitation des rassemblements, etc.) ont fondamentalement modifié les contacts que nous avons au quotidien. » En langage de tous les jours, nos vies sociales contrôlées ont bien changé depuis neuf mois et on n’a pas le cul sorti des ronces. Dans l'application TousAntiCovid (oui, comme onze millions de collabos, je l’ai téléchargée, notamment pour y lire sans filtre les actualités officielles), on peut participer à l’étude « Impact de l’épidémie : une enquête menée par l’Institut Pasteur pour évaluer les échanges sociaux des Français » en remplissant un questionnaire anonyme (espérons-le). Une première étude réalisée en mars-avril 2020 a montré que pendant le confinement, les Français avaient réduit leurs contacts de plus de 70%, et les personnes ayant maintenu une activité professionnelle en dehors de leur domicile ont même réduit leurs contacts professionnels de 79 %. « Pour comprendre l’évolution de la transmission du SARS-CoV-2 dans la population, il est important d’évaluer la manière dont nos contacts changent au cours du temps. » Recueillir ces informations à grande échelle permet « d’affiner les modélisations dans le cadre du suivi de l’épidémie, comprendre et anticiper la propagation du virus en France pendant cette période « si particulière » (traduction : de merde). Chiche !

On se fait la bise ?

Pour participer à cette enquête, il faut répondre à une série de questions sur ses contacts avec les différents groupes d’âge dans les jours précédents, cela prend une dizaine de minutes. Quelques questions à caractère personnel sont également posées sur la composition du foyer et les habitudes de vie. Nous avons testé le questionnaire : quelles mesures restrictives dans notre environnement familial, social et professionnel pour lutter contre la diffusion du virus, nombre de contacts oraux à moins d’un mètre au-delà de trente minutes (hors interactions sexuelles ?) ou de contacts physiques (« comme faire la bise, serrer la main, frôlement, bousculade, échanger un objet, ou autre »), fréquence des lavages de mains, des bises et des serrages de mains avant et avec l’épidémie, et pour finir un éventuel quiz bonus sur les interactions des enfants. « Disposer d’informations sur les contacts des enfants est critique pour les travaux de modélisation et votre réponse serait très utile pour affiner la construction du réseau de contact. » Bon, d’accord. Et d’indiquer les contacts forts divers et variés des élèves dans les établissements scolaires (couloirs, salles, files d’attente, réfectoires, etc.), ainsi que le nombre considérable de personnes croisées dans les transports en commun et les supermarchés, mais toujours pas dans les travées des théâtres, cinémas et stades. Il est malheureusement impossible de laisser des commentaires désobligeants pour les décideurs. Chers chercheurs, cherchez bien les erreurs !

FD

https://bonjour.tousanticovid.gouv.fr, rubrique « Actualités »

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