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Publié par Fred Desk

Vendredi 13

 

S3 E 15

 

Oh, putain ! On est dans la merde, et moi le premier. Après quelques chroniques pas très gaies sur les naufrages de la pandémie, du confinement, de la guerre et de la mare nostrum, il aurait fallu en ce jour maudit faire un papier sur la tragédie de 2015. Je m’y refuse, c’est au dessus de mes forces, je vous laisse voir ou revoir le doc « Fluctuat nec mergitur » avec les témoignages poignants des rescapés, et essayons de nous reposer le temps d’un week end. On se donne rendez-vous la semaine prochaine au procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, puis l’année prochaine pour le procès de ceux du Bataclan, du Stade de France, du Petit Cambodge, du Carillon, de la Bonne Bière, du Casa Nostra, de la Belle Équipe et du Comptoir Voltaire. Laissons aux grands médias le loisir de célébrer ce triste anniversaire en braquant subitement leurs projecteurs inquisiteurs sur ces événements « marronniers », pour aussitôt les délaisser et changer de proie. Le tourbillon de l’info donne la nausée, surtout quand il est superficiel et voyeur.

 

 

Coûte que coûte

 

Aujourd’hui, j’ai envie de me foutre de la gueule de ce drôle de monde. De Castex qui « espère que nous pourrons passer des fêtes de fin d’année dans la sérénité », avec ce magnifique accent gersois qui ne le rend jamais crédible et son regard à la Dupontel (j’insiste !). De Raoult qui prend une plainte au Conseil de l’ordre des médecins pour charlatanisme. Je l’entends dire depuis les Bouches-du-Rhône « Je m’en fous ! », grattant sa barbichette mitée. De Sarkozy, subitement disculpé par son accusateur fiable comme une Dacia Sandero qui fait le tour du monde des paradis fiscaux. On a trouvé pire que le président des riches, il y a Trump. De ce dernier je ne me moquerai plus, il fait pitié, enfant capricieux à qui on a volé son jouet. De notre Macron, si : « Aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera soumise au risque de faillite », disait-il en mars dernier. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Dédions ces lignes à tous les joueurs qui ont espéré un jour que le vendredi 13 serait un jour de chance. D’eux, il ne faut pas trop se moquer.

 

 

FD

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